MOVIMENTO IMPEGNO E TESTIMONIANZA
Ce chemin de croix a été prêché par l'Evêque
Claudio Gatti à Lourdes le 12 octobre 1991 à l'occasion d'un pèlerinage
effectué par quelques membres de la communauté.
Dans les mêmes circonstances, le 14 octobre 1991 exactement, Marisa a
commencé à écrire "sous dictée" la vie
de la Mère de l'Eucharistie. Bien après, la Madone a exprimé
le désir que le Chemin de Croix prêché à Lourdes
soit utilisé par les membres de la communauté pour méditer
la passion et la mort de Jésus.
La quinzième station, celle de la résurrection de Jésus,
manque à ce chemin de croix. L'Evêque a dit que l'autorisation
de célébrer la Sainte Messe dans notre chapelle nous sera rendue,
lorsqu'elle sera écrite.
PREMIERE STATION: JESUS AU JARDIN DE GETHSEMANI
Nous t'adorons, Ô Christ, et nous te bénissions,
Par ta Sainte Croix, Tu as racheté le monde.
Extrait de l'Evangile
Il sortit et se rendit comme d'habitude au mont des Oliviers, et les disciples
le suivirent. Arrivé sur place, il leur dit: "Priez pour ne pas
tomber au pouvoir de la tentation." Et lui s'éloigna d'eux à
peu près à la distance d'un jet de pierre; s'étant mis
à genoux, il priait, disant: "Père, si tu veux écarter
de moi cette coupe... Pourtant, que ce ne soit pas ma volonté mais la
tienne qui se réalise!" Alors lui apparut du ciel un ange qui le
fortifiait. Pris d'angoisse, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme
des caillots de sang qui tombaient à terre. Quand, après cette
prière, il se releva et vint vers les disciples, il les trouva endormis
de tristesse. Il leur dit: "Quoi! Vous dormez! Levez-vous et priez afin
de ne pas tomber au pouvoir de la tentation ".
(Luc, 22,39-46)
Le lecteur
A la première station, nous méditons l'agonie de Jésus
dans le jardin de Gehtsémani, nous réfléchissons intensément
au moment dramatique où le fils de Dieu, infiniment aimé par son
Père et aimant également infiniment le Père, a délibérément
choisi de ressentir la souffrance de l'abandon. Chacun de nous à un moment
donné de sa vie, a certainement souffert de se sentir seul, incompris
et abandonné; mais l'abandon que le Christ a voulu ressentir fut si violent
et bouleversant qu'il provoqua un désarroi profond et une souffrance
spasmodique se manifestant par une sueur de sang.
Nous nous inclinons plein de révérence et d'émerveillement
devant le Christ Glorieux de la Transfiguration, de l'Ascension, devant le Christ
Fils de Dieu assis à la droite du Père, mais nous nous sentons
très proches du Christ prosterné à terre à Gethsémani,
pleurant, gémissant, suant le sang, car c'est un Christ que nous sentons
être notre frère, un Christ que nous sentons très proche
de nous.
Jésus a voulu et veut partager notre souffrance, mais il est juste, parce
que nous l'aimons, que nous participions également un peu à sa
souffrance. Quand nous aimons quelqu'un qui souffre, nous ne pouvons rester
indifférents à sa souffrance. Alors pourquoi la souffrance du
Christ qui se répète encore aujourd'hui devrait nous laisser indifférents
et assoupis comme les apôtres alors que le Christ gémissait et
souffrait ? Ils dormaient et le Christ souffrait. Espérons que cette
scène de l'Evangile ne se répètera pas pour nous, parce
que nous pouvons, devons et voulons rester éveillés pour tenir
compagnie à Jésus. Gravons dans notre cur la parole qu'il
a dit à ses apôtres: "Ainsi vous n'avez pas eu la force de
veiller une heure avec moi! Veillez et priez afin de ne pas tomber au pouvoir
de la tentation ". Devant la douleur du Christ, nous devons lui crier notre
amour et lui montrer notre volonté de parcourir la route qu'il nous a
tracée et a parcourue avant nous.
Notre Père
DEUXIEME STATION: JESUS TRAHI PAR JUDAS
Nous t'adorons, Ô Christ, et nous te bénissons,
Par ta Sainte Croix, Tu as racheté le monde.
Extrait de l'Evangile
Comme il parlait encore, voici, une foule arriva; et celui qui s'appelait Judas,
l'un des douze, marchait devant elle. Il s'approcha de Jésus, pour le
baiser.
Et Jésus lui dit: "Judas, c'est par un baiser que tu livres le Fils
de l'homme! "
(Luc, 22, 47-48)
Alors ces gens (qui étaient venus avec Judas) s'avancèrent, mirent
la main sur Jésus, et le saisirent.
(Matthieu, 26, 50)
Le lecteur
La trahison n'est pas un péché qui naît dans un moment de
faiblesse, mais l'aboutissement d'un long processus.
Judas trahit le Christ parce qu'il se sent trahi lui-aussi. En fait il avait
accepté de le suivre car après avoir assisté à ses
miracles et entendu ses discours, il croyait pouvoir occuper un poste important
dans le royaume de Dieu. Mais quand le Christ dit clairement qu'il était
venu au monde pour sauver l'homme du péché et qu'il devrait souffrir
et mourir pour cela, Judas fortement déçu abandonna le maître.
Aujourd'hui deux mille ans après, Judas est toujours présent parmi
nos frères. Prions et demandons instamment à la Madone que nous
ne suivions jamais Judas en trahissant Jésus.
Qu'aucun de nous n'ait la présomption de se sauver sans la grâce
de Dieu. Seule la grâce garantit à l'homme le droit de s'appeler
et d'être fils de Dieu et la grâce devrait toujours être obtenue
par les sacrements.
Demandons à Marie de pouvoir donner un baiser à Jésus,
mais que notre baiser soit toujours un baiser d'amour et jamais de trahison.
La Madone a dit: "Priez, faites des sacrifices pour la conversion des pécheurs
". Nous voulons répondre à cette prière, à
cet appel maternel rempli de tristesse et commencer à offrir au Seigneur
de petits actes de mortification et petits sacrifices. Faisons que l'on puisse
lire sérénité et joie sur nos visages et si nous vivons
dans le tourment, la tension, la mélancolie, cachons le, ouvrons les
lèvres pour sourire, le coeur à l'espérance et l'âme
au baiser de Dieu, afin que cette rencontre avec lui puisse opérer une
réelle transformation et un changement authentique dans notre mode de
vie.
Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons trouver la paix, la sérénité,
l'harmonie et l'entente et en faire don à ceux qui croiseront notre chemin.
TROISIEME STATION: JESUS EST CONDAMNE PAR LE SANHEDRIN
Nous t'adorons, O Christ, et nous te bénissons,
Par ta Sainte Croix, Tu as racheté le monde.
De l'Evangile
Les principaux sacrificateurs et tout le Sanhédrin cherchaient quelque
faux témoignage contre Jésus, suffisant pour le faire mourir.
Mais ils n'en trouvèrent point
Et le souverain sacrificateur prenant la parole lui dit: " Je t'adjure,
par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu".
Jésus lui répondit: "Tu l'as dit."
Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements, disant:
Il a blasphémé!.
Que vous en semble? Ils répondirent: "Il mérite la
mort" .
(Matthieu 26, 59
66)
Le lecteur
Le Sanhédrin était le tribunal rassemblant les plus grandes autorités
du peuple juif; ils avaient également la tâche de soutenir la promesse
de la venue du Messie. Bien au contraire, ceux qui auraient dû reconnaître
et accueillir le Messie, l'ont refusé, rejeté et condamné.
Ceci devrait nous inciter à réfléchir. Nous devons nous
ouvrir à la grâce de Dieu, la laisser nous guider pour comprendre
la logique du Seigneur, même si elle peut contredire la nôtre.
Les chefs du Sanhédrin condamnèrent Jésus parce qu'ils
avaient déformé la conception du Messie. Ils voulaient un Messie
politique qui les libère de la dépendance des Romains et pour
cette raison ils avaient remplacé les desseins de Dieu par les leurs.
Soyons attentifs à reconnaître les desseins de Dieu et à
ne pas prétendre lui imposer stupidement nos opinions et nos valeurs.
Quand la Madone dit "abandonnez-vous à Dieu", elle se réfère
en particulier aux paroles de Jésus: "Regardez les oiseaux du ciel;
ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n'ont ni cellier ni grenier; cependant
Dieu les nourrit ". Le Seigneur ne nous laissera également jamais
manquer de ce dont nous avons besoin, si nous faisons comme Marie répondant
à l'Ange: "Je suis la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon
ta parole".
Aujourd'hui encore, le Christ continue à être jugé et condamné
par le Sanhédrin, par nos frères qui avec leur méchanceté,
perfidie et dureté osent juger le juge divin, condamner la victime innocente,
s'opposer à Dieu qui s'est incarné, s'est fait homme pour nous
élever à une hauteur et dignité jamais atteinte: celle
de fils de Dieu.
Prions pour ceux qui trahissent, pour ceux qui jugent et se moquent de notre
engagement; critiquer l'engagement chrétien signifie juger et condamner
le Christ lui-même qui l'a prêché et enseigné.
Le Christ a opposé le silence à ceux qui le jugeaient; opposons
également notre silence, ne laissons-nous pas entraîner par le
ressentiment, la rancur, mais répétons ces paroles merveilleuses
sorties de son coeur: "Pardonne leur, Père, car ils ne savent pas
ce qu'ils font ".
Notre Père
QUATRIEME STATION: JESUS EST RENIE PAR PIERRE
Nous t'adorons, Ô Christ, et nous te bénissons,
Par ta Sainte Croix, Tu as racheté le monde.
Extrait de l'Evangile
Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s'approcha
de lui, et dit: "Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen
".
Mais il le nia devant tous, disant: "Je ne sais ce que tu veux dire ".
Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à
ceux qui se trouvaient là; Celui-ci était aussi avec Jésus
de Nazareth. Il le nia de nouveau, avec serment: "Je ne connais pas cet
homme".
Peu après, ceux qui étaient là, s'étant approchés,
dirent à Pierre: "Certainement tu es aussi de ces gens-là,
car ton langage te fait reconnaître".
Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer: "Je
ne connais pas cet homme".
(Matthieu, 26, 69-74)
Au même instant le coq chanta.
Le Seigneur, s'étant retourné, regarda Pierre. Et Pierre se souvint
de la parole que le Seigneur lui avait dite: Avant que le coq chante aujourd'hui,
tu me renieras trois fois". Et étant sorti il pleura amèrement.
(Luc, 22, 60-62)
Le lecteur
Pour mieux comprendre le reniement de Pierre, nous devons nous remettre en mémoire
l'épisode qui l'a précédé: Le Christ avait prédit
qu'il resterait seul et serait abandonné, mais Pierre avait immédiatement
affirmé: "Seigneur, même si tous les autres t'abandonnent,
moi je ne t'abandonnerai pas".
Mais peu de temps après, bien que les paroles du Christ l'aient mis en
garde: "Pierre, Pierre: avant que le coq chante tu m'auras renié
trois fois ", il le renia.
Le reniement de Pierre doit nous faire réfléchir sur notre propre
faiblesse. Pierre n'avait pas encore en lui cette force qui vient uniquement
de Dieu et qui après la descente de l'Esprit Saint le fera reconnaître
comme le chef authentique de l'Eglise. Avec l'aide de la grâce, Pierre
sera en mesure de rendre témoignage au Christ, jusqu'au martyre.
Dans la chute de Pierre, nous devons voir nos chutes. Comme Pierre a chuté
par faiblesse, nous chutons également par faiblesse; mais il y a un remède
qui peut nous empêcher de chuter: la grâce que Dieu répand
si abondamment dans les sacrements.
Demandons à la Madone de comprendre combien les sacrements de pénitence
et de l'Eucharistie sont nécessaires et indispensables pour nous. Ce
n'est pas la Sainte Communion reçue rarement et la participation à
la Sainte Messe dominicale qui peuvent nous garantir de vivre en état
de grâce, mais une rencontre quotidienne avec le Seigneur.
Si nous avons en nous le Christ qui est force, grâce et amour, il sera
le rocher (la pierre) sur laquelle nous pourrons bâtir l'édifice
spirituel de notre vie contre lequel viendront se briser les vagues, les tempêtes
et les ouragans sans parvenir à l'abattre. Si nous construisons notre
maison sur cette pierre vivante qui est le Christ, nous résisterons,
nous ne chuterons pas et les autres ne pourront nous faire chuter. Prions Saint
Pierre en ce moment, car si nous l'avons suivi en trahissant le Seigneur, nous
pouvons maintenant le suivre dans le repentir, la fidélité et
l'amour persévérant et constant.
En suivant l'exemple de Saint Pierre, nous serons de nouveau en compagnie du
Christ.
Notre Père
CINQUIEME STATION: JESUS EST JUGE PAR PILATE
Nous t'adorons, Ô Christ, et nous te bénissons,
Par ta Sainte Croix, Tu as racheté le monde.
Extrait de l'Evangile
Pilate, ayant assemblé les principaux sacrificateurs, les magistrats,
et le peuple, leur dit;
Vous m'avez amené cet homme comme excitant le peuple à la révolte.
Et voici, je l'ai interrogé devant vous, et je ne l'ai trouvé
coupable d'aucune des choses dont vous l'accusez;
Je le relâcherai donc, après l'avoir fait battre de verges".
Et ils crièrent: "Crucifie, crucifie-le! "
(Luc, 23, 13-16)
Pilate, voyant qu'il ne gagnait rien, mais que le tumulte augmentait, prit de
l'eau, se lava les mains en présence de la foule, et dit: "Je suis
innocent du sang de ce juste ... : "
Et tout le peuple répondit: "Que son sang retombe sur nous et sur
nos enfants! "
(Matthieu 27, 24-25)
Le lecteur
Nous avons entendu bien des fois que Dieu est juste. Nous savons que le Christ
jugera les hommes à la fin des temps au jugement dernier lors de la résurrection
de la chair et que les bons le suivront dans la joie du Paradis et les méchants
le démon dans les souffrances de l'enfer. Le Christ est donc juge; être
juge est son droit, sa prérogative. Néanmoins devant Pilate, il
est l'accusé, celui qui est soumis à un jugement.
Le Christ baisse la tête et accepte la sentence avec amour parce qu'il
sait qu'il pourra ainsi réaliser les plans du Père: être
une victime innocente immolée sur la croix pour le salut des hommes.
Nous devons remercier le Seigneur d'avoir voulu subir une accusation et un jugement
injuste car sans eux, notre salut ne se serait pas réalisé.
Une autre considération: Le Christ, Dieu infiniment parfait, a volontairement
accepté d'être jugé. Mettons nous maintenant à la
place du Christ et à la place de Pilate, un frère, ou un ami ou
un parent ou un prêtre qui nous réprimande pour nos fautes. Quelle
est notre attitude en face d'une remarque ou d'un juste reproche ? Nous nous
fâchons le plus souvent, nous nous sentons offensés et irrités.
Le Christ se tait et est jugé injustement, nous réagissons négativement
alors que les réprimandes qui nous sont adressées sont justes.
En cette station, par l'intercession de la Vierge Marie, demandons au Seigneur
le don de l'humilité, de savoir accueillir avec gratitude et reconnaissance
le reproche d'un frère qui nous invite à regarder en nous-mêmes
et à prendre conscience de nos limites, de nos imperfections et de nos
fautes. Nous devons toujours nous rappeler que si nous intervenons au moment
opportun, tous défauts et vices peuvent être transformés
en vertu, en qualité positive. Prions le Seigneur de nous aider à
devenir, obéissants, humbles, simples, et à comprendre que beaucoup
de grâces nous sont offertes par les mérites qu'il a acquis lorsque
Pilate l'a jugé et injustement condamné.
Notre Père
SIXIEME STATION : JESUS EST FLAGELLE ET COURONNE D'EPINES
Nous t'adorons, Ô Christ, et nous te bénissons,
Par ta Sainte Croix, Tu as racheté le monde.
Extrait de l'Evangile
Alors Pilate leur relâcha Barabbas; et, après avoir fait battre
de verges Jésus, il le livra pour être crucifié.
Les soldats du gouverneur conduisirent Jésus dans le prétoire,
et ils assemblèrent autour de lui toute la cohorte.
Ils lui ôtèrent ses vêtements, et le couvrirent d'un manteau
écarlate.
Ils tressèrent une couronne d'épines, qu'ils posèrent sur
sa tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite; puis, s'agenouillant
devant lui, ils le raillaient, en disant: Salut, roi des Juifs!
Et ils crachaient contre lui, prenaient le roseau, et frappaient sur sa tête.
(Matthieu 27, 26-30)
Le lecteur
Réfléchissons maintenant sur la grande souffrance de Jésus
au moment de la flagellation et du couronnement d'épines. Quand nous
lisons les paroles brèves mais intensément dramatiques de l'Evangile
relatant la flagellation et le couronnement d'épines de Notre Seigneur,
nous nous demandons spontanément: "Pourquoi le Christ a-t-il voulu
ressentir des douleurs aussi atroces, des souffrances aussi grandes lorsqu'une
seule goutte de son précieux sang aurait suffi pour nous sauver ? Pourquoi
le Christ n'a-t-il voulu s'épargner aucunes souffrances si lui seul pouvait
nous conduire à la conversion ?".
Il a voulu nous montrer ses souffrances, nous faire comprendre que son amour
est si grand, inexplicable, infini, qu'il était prêt à boire
le calice des douleurs jusqu'à la dernière goutte.
Aujourd'hui malheureusement, les âmes persistent à rester indifférentes
devant la flagellation et le couronnement d'épines et à vivre
leur vie en opposition à la loi de Dieu: il y en a tant, tant, trop.
Prions Marie parce qu'elle a généré le corps du Christ,
l'a aimé d'un amour immense, a souffert parce qu'elle savait que son
corps ne serait que blessures, qu'elle a vu son fils lacéré, couronné
d'épines, couvert de sang, qu'elle exprime notre repentir avec son fils
et continue à prier le Père pour que l'humanité puisse
revenir vers lui pénitente et repentante.
Pensons à la belle parabole du fils prodigue attendu avec tant d'anxiété
par le père. Nous voulons prier le Seigneur pour qu'il accélère
le retour de tant de fils prodigues, à commencer par ceux que nous aimons
et auxquels nous sommes liés par le sang, l'amour l'affection et l'amitié.
Nous avons rencontré le Christ et nous avons découvert combien
cette rencontre est belle, riche et pleine de fruits et voulons que nos frères
le rencontrent également. Par une prière incessante, par nos mortifications
et sacrifices, nous devons accompagner nos frères vers le Seigneur: ramener
une âme à Dieu est une chose grandiose et merveilleuse qui assure
le Paradis.
Sang divin de Jésus, continue à descendre sur cette humanité,
même s'il n'est pas recueilli dans le coeur de beaucoup d'âmes.
Nous voulons l'accueillir, le déposer temporairement dans notre coeur
pour pouvoir le donner ensuite à nos frères, afin que l'unique
et vraie vie, celle qui vient du Père, du Fils et du Saint Esprit, puisse
également battre dans leur coeur.
Notre Père
SIXIEME STATION: JESUS EST CHARGE DE LA CROIX
Nous t'adorons, Ô Christ, et nous te bénissons,
Par ta Sainte Croix, Tu as racheté le monde.
Extrait de l'Evangile
Après s'être ainsi moqués de lui, ils lui ôtèrent
le manteau, lui remirent ses vêtements, et l'emmenèrent pour le
crucifier.
(Matthieu 27, 31)
Le lecteur
Essayons pour un instant de fermer les yeux et d'ouvrir notre coeur pour contempler
une scène émouvante: quelques hommes portent une croix, terrible
instrument de torture et de mort. Jésus voit cette croix s'approcher;
il la regarde et ses yeux se remplissent de larmes d'amour parce qu'il sait
que la mort lui viendra par cette croix et il l'embrasse. Il est entouré
des gardes, tortionnaires et bourreaux et aucun d'eux ne comprend le geste d'amour
de notre Seigneur embrassant la croix. Seule Marie le comprend.
Eprouvons-nous de l'amour pour la croix ? Evidemment, il est naturel que la
croix en tant que souffrance nous effraie, mais nous devons toujours avoir présent
à l'esprit que si nous voulons sauver ceux que nous aimons, nos enfants
et amis, c'est l'unique voie qui s'offre à nous. Pensez-vous que s'il
avait été possible de suivre une autre voie que celle de la souffrance
sur la croix, le Christ ne l'aurait pas préférée ? S'il
l'a choisie c'est que c'était la seule façon sûre et juste
pour vaincre le mal et le péché dans le monde.
Remercions le Seigneur qui embrasse, aime et serre contre lui sa croix et à
partir de maintenant nous serons mieux à même de comprendre ce
qu'a dit Saint Paul: "Je prêche le Christ et le Christ crucifié
parce que le salut vient uniquement de la croix ".
Ne nous contentons pas d'avoir une image de la croix dans notre maison, mais
regardons la fréquemment et prions devant elle pour qu'elle ne soit pas
seulement un symbole, un signe mais une réalité de salut dans
notre maison, notre famille et notre communauté.
Notre Père
HUITIEME STATION: JESUS RENCONTRE SIMON DE CYRENE ET LES FEMMES DE JERUSALEM
Nous t'adorons, Ô Christ, et nous te bénissons,
Par ta Sainte Croix, Tu as racheté le monde.
Extrait de l'Evangile
Comme ils l'emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait
des champs, et ils le chargèrent de la croix, pour qu'il la porte derrière
Jésus.
Il était suivi d'une grande multitude des gens du peuple, et de femmes
qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Jésus se tourna
vers elles, et dit: Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi; mais
pleurez sur vous et sur vos enfants. Car voici, des jours viendront où
l'on dira: Heureuses les stériles, heureuses les entrailles qui n'ont
point enfanté, et les mamelles qui n'ont point allaité!
Alors ils se mettront à dire aux montagnes: Tombez sur nous! Et aux collines:
Couvrez-nous!
Car, si l'on fait ces choses au bois vert, qu'arrivera-t-il au bois sec?
(Luc, 23, 26-31)
Le lecteur
Simon de Cyrène et les femmes de Jérusalem vivent la rencontre
avec Jésus avec un esprit totalement différent. Simon de Cyrène
est obligé de porter la croix et d'aider le Christ; il n'aurait jamais
pris volontairement cette initiative parce que le Christ lui était indifférent.
Les femmes de Jérusalem au contraire, pleurent et souffrent pour Jésus
et en face de leurs pleurs et de leur douleur, le Christ ne pense pas à
sa propre souffrance mais à leur situation et à celle de leurs
enfants. Les paroles prononcées par le Seigneur révèlent
son état d'âme: "Si l'on fait ces choses au bois vert, qu'arrivera-t-il
au bois sec ?"; Le bois vert est le Christ innocent, sans péché,
consumé par le sacrifice et la souffrance; le bois sec représente
ceux qui n'ont pas la vie parce qu'ils sont privés de la grâce;
le feu les consumera encore plus rapidement et il n'en restera rien.
Les paroles du Seigneur doivent nous inciter à nous engager et à
faire un choix précis: être du bois vert ou du bois sec. Comme
la pousse verte produit des raisins si elle est unie à la vie, demandons
à la Madone que nous soyons toujours unis à son Fils et que notre
union avec lui ne soit jamais interrompue. Dans cette lumière, nous réussirons
à comprendre l'affirmation du jeune Saint Dominique Savio: "La mort
mais pas le péché", parce que la véritable destruction
de l'homme n'est pas la mort physique mais la mort spirituelle.
Promettons au Seigneur de ne jamais mourir spirituellement et si parfois notre
faiblesse nous entraîne malheureusement à faire l'expérience
du péché, n'attendons pas mais retournons immédiatement
par le sacrement de la confession à celui qui est la vie et peut nous
donner la vie.
Notre Père
NEUVIEME STATION: JESUS EST DEPOUILLE DE SES VETEMENTS ET CLOUE SUR LA CROIX
Nous t'adorons, Ô Christ, et nous te bénissons,
Par ta Sainte Croix, Tu as racheté le monde.
Extrait de l'Evangile
Arrivés au lieu nommé Golgotha, ce qui signifie lieu du crâne,
ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel; mais,
quand il l'eut goûté, il ne voulut pas boire. Après l'avoir
crucifié, ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au
sort.
(Matthieu, 27, 33-35)
Le lecteur
Jésus arrive au Calvaire où il est dépouillé de
ses vêtements et cloué sur la croix. Comme un agneau conduit au
sacrifice, sans une lamentation, le Seigneur repose sur la croix.
Dans l'Ancien Testament, des animaux étaient offerts en sacrifice à
Dieu et seulement une partie de leur chair était ensuite consommée
par ceux en ayant fait l'offrande; le Christ, au contraire, victime divine,
n'offre pas seulement une partie de son corps mais tout son corps à l'homme
parce qu'il est la seule et véritable nourriture.
Alors qu'il est dépouillé de ses vêtements, le Seigneur,
regarde autour de lui et cherche les yeux des hommes qu'il aime infiniment.
Il ne rencontre que peu de regards remplis d'amour: celui de sa mère,
des femmes pieuses et de Jean. Même si l'indifférence et l'hostilité
l'entourent, il poursuit sa mission, la réalisation du plan de salut
qu'il a voulu avec le Père. Etendu sur la croix, il ouvre les bras en
geste d'amour; en ce moment suprême, il désire embrasser toute
l'humanité et chaque homme.
L'amour du Seigneur envers nous est unique, exclusif. Le Seigneur aime chacun
de nous d'une façon personnelle, n'enlevant rien aux autres. Cette souffrance
qu'il a voulu éprouver, il l'a offerte pour tous et chacun de nous.
Il est juste d'affirmer que chaque homme a coûté à Jésus
toutes les souffrances qu'il a affrontées durant sa vie et la passion.
Cherchons à nous approcher du Christ sur la Croix, non encore dressée,
faisons nous un chemin au milieu de ceux qui lui sont indifférents et
hostiles et faisons lui sentir que nous l'aimons, que nous désirons continuer
à l'aimer et voulons toujours être proches de lui.
Notre Père
DIXIEME STATION: JESUS ET LE BON LARRON, JESUS ET SA MERE
Nous t'adorons, Ô Christ, et nous te bénissons,
Par ta Sainte Croix, Tu as racheté le monde.
Extrait de l'Evangile
L'un des malfaiteurs crucifiés l'injuriait, disant: N'es-tu pas le Christ?
Sauve-toi toi-même, et sauve-nous! Mais l'autre le reprenait, et disait:
Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation? Pour nous,
c'est justice, car nous recevons ce qu'ont mérité nos crimes;
mais celui-ci n'a rien fait de mal. Et il dit à Jésus: Souviens-toi
de moi, quand tu viendras dans ton règne. Jésus lui répondit:
Je te le dis "en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans
le paradis".
(Luc 23, 39-42)
Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la soeur
de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus,
voyant sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit
à sa mère: Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple:
"Voilà ta mère". Et, dès ce moment, le disciple
la prit chez lui.
(Jean 19, 25-27)
Le lecteur
Méditons en cette station le dialogue de Jésus avec le bon larron,
la mère et Jean l'Evangéliste.
Jésus est crucifié au milieu des deux larrons, l'un se moque de
lui et l'autre plus sensible compatit. Le bon larron lui demande simplement:
"Seigneur souviens toi de moi quand tu seras dans ton règne".
Il ajoute humblement en se tournant vers l'autre: "Pour nous, c'est justice,
car nous recevons ce qu'ont mérité nos crimes; mais celui-ci n'a
rien fait de mal ". Devant cet acte de foi et d'humilité, Jésus
lui répond: "Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu
seras avec moi dans le paradis. "
Cette promesse du Seigneur est réconfortante parce qu'elle nous permet
d'espérer pour nous et pour les autres; cela nous fait comprendre qu'il
n'est pas difficile au fond de jouir de Dieu, d'être ses fils, de vivre
en union avec lui pour toute la vie et toute l'éternité: de grands
sacrifices ne sont pas nécessaires, il suffit simplement de se repentir
et de reconnaître ses propres fautes et péchés.
Nous devrions nous reconnaître dans le bon larron, au moins pour entendre
les douces paroles de consolation du Seigneur s'adresser à nous: "tu
seras avec moi au Paradis".
Avant de mourir, dans son dialogue avec sa mère et Jean, Jésus
fait un dernier don merveilleux à toute l'humanité. Quelques heures
auparavant, le Seigneur s'est offert dans l'Eucharistie: "Prenez et mangez
car ceci est mon corps; prenez et buvez car ceci est mon sang "; maintenant
il nous donne également sa mère, parce que son amour pour nous
est si grand.
En confiant sa mère à Jean qui représente toute l'humanité,
Jésus la donne à tous les hommes; Restons un instant à
considérer ce que la Madone peut avoir ressenti dans son coeur: elle
sait parfaitement que Jésus est sur la croix et qu'il va mourir de douleurs
atroces provoquées par ceux dont elle vient de devenir la mère,
mais elle ne cherche pas à s'esquiver devant cette maternité universelle
que Jésus lui a demandée. Tous les hommes, même les pécheurs
sont aimés de Jésus, de même tous les hommes, incluant les
pécheurs sont aimés de Marie.
Maria se souvient de la parole de Jésus: "Je suis venu pour les
pécheurs " et vit l'enseignement du Fils. Il est dit dans l'Evangile
que Jean, qui représente tous les pécheurs, dès ce moment
la prit chez lui.
Suivons, nous aussi, l'exemple de Jean, accueillons Marie; au fond elle n'attend
rien d'autre que cette invitation: "Entre dans mon âme, entre dans
ma maison "; ainsi le souhait du pape Jean XXIII deviendra pour chacun
de nous réalité: que la Madone nous tienne toujours bonne compagnie.
Notre Père
ONZIEME STATION: JESUS SUR LA CROIX
Nous t'adorons, Ô Christ, et nous te bénissons,
Par ta Sainte Croix, Tu as racheté le monde.
Extrait de l'Evangile
Les passants l'injuriaient, et secouaient la tête, en disant: Hé!
toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi
toi-même, en descendant de la croix! Les principaux sacrificateurs aussi,
avec les scribes, se moquaient entre eux, et disaient: Il a sauvé les
autres, et il ne peut se sauver lui-même! Que le Christ, le roi d'Israël,
descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions!
".
(Marc, 15, 29-32)
Le lecteur
Vivons les derniers instants de la vie terrestre du Christ au pied de la croix,
à côté de Marie, de Jean et des autres femmes pieuses. Rappelons-nous
ce que Jésus a dit auparavant: "Quand je serai dressé sur
la croix, j'attirerai à moi tous les hommes"; mais l'homme pour
être attiré par le Christ doit vouloir l'embrasser. Il nous faut
renouveler notre engagement de vivre en chrétien tous les jours de notre
vie, même si cela n'est pas facile en raison des difficultés, des
adversités, de l'incompréhension des hommes et de leur ironie
fréquente au sujet de notre engagement. Il nous faut promettre au Seigneur
de ne jamais avoir honte de le suivre. Nous avons déjà été
avertis par Jésus: "Si vous avez honte de moi devant les hommes,
moi aussi j'aurais honte de vous devant le Père ", ce qui revient
à dire: "Si vous me reniez, comment pourrais je me rappeler de vous
devant le Père ? Si vous voulez vous éloigner de moi, comment
pourrais-je vous ramener au Père?".
Le Seigneur est sur la croix et tourne son regard: vers sa mère, Jean
et les autres femmes et en éprouve du réconfort, mais il voit
également les autres et en éprouve de la souffrance. Nous ne devons
pas oublier que Jésus est Dieu et que son regard traverse le temps, les
siècles pour arriver jusqu'à nous. Il voit chacun de nous au pied
de la croix, scrute notre regard et lis dans nos curs. Demandons-nous
ce qu'il y voit: amour, hostilité ou indifférence ?
Seigneur, nous ne te remercierons jamais assez de nous avoir sauvés et
rédimés, de t'être donné à nous dans l'Eucharistie
et de nous avoir donné ta mère pour mère. Nous ne réussissons
qu'à balbutier quelques mots car notre coeur est si petit. Nous voulons
maintenant nous réfugier dans le cur de Marie qui est toujours
présente à côté du tabernacle et l'entendre palpiter
de tant d'amour. Comme alors la vue de ta mère t'a réconforté
sur la croix, tu te réjouiras maintenant de nous voir, enfermés
dans son cur. Nous ne t'offrons pas notre amour si déficient et
insuffisant, mais l'amour de ta mère pour obtenir les grâces spirituelles
pour t'aimer et te faire aimer, pour te servir et te faire servir maintenant
et toujours. Amen.
Notre Père
DOUXIEME STATION: JESUS MEURT SUR LA CROIX
Nous t'adorons, Ô Christ, et nous te bénissons,
Par ta Sainte Croix, Tu as racheté le monde.
Extrait de l'Evangile
Depuis la sixième heure jusqu'à la neuvième, il y eut des
ténèbres sur toute la terre. Et vers la neuvième heure,
Jésus s'écria d'une voix forte: Éli, Éli, lama sabachthani?
c'est-à-dire: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?
(Matthieu, 27, 45-46)
Jésus s'écria d'une voix forte: Père, je remets mon esprit
entre tes mains. Et, en disant ces paroles, il expira.
(Luc, 23, 46)
Le lecteur
Il est dit dans l'Evangile que le Christ inclina la tête et mourut. Il
avait soupiré peu de temps avant: "Tout est accompli". Aux
yeux de ceux qui ne savent voir au delà de la cruelle réalité,
rien ne change, mais aux yeux de Dieu, les seuls à connaître la
vérité profonde, la situation change complètement. Les
âmes des justes reçoivent la visite du Christ et sont introduits
avec lui dans le Paradis; auprès du Christ qui revient vers le Père,
se trouve Joseph son père putatif, son précurseur Jean Baptiste
et avec eux tous les justes qui l'ont attendu, soutenant l'espérance
de la réalisation de la venue du Messie.
Dieu dialogue à nouveau avec l'homme, le Paradis est ouvert, une nouvelle
alliance commence: tout cela nous le devons à l'homme-Dieu mort sur la
croix.
Aucune parole humaine, même la plus grande et la plus inspirée
ne pourra jamais nous faire comprendre le mystère de la mort du Christ.
Devant cette station, il est bon que l'homme cesse de parler que l'âme
s'ouvre à Dieu. Plongeons nous dans le silence et la prière; élevons
notre coeur vers Dieu, parce que c'est uniquement dans le silence et la prière
que nous atteignons ces hauteurs qu'aucune parole humaine ne peut atteindre.
L'homme rencontre Dieu dans la prière et c'est Dieu qui le prend dans
ses bras et le fait reposer sur son coeur. Mainteant, prions en silence, remercions
le Seigneur et confirmons lui notre amour.
Notre Père
TREIZIEME STATION: JESUS EST DETACHE DE LA CROIX
Nous t'adorons, Ô Christ, et nous te bénissons,
Par ta Sainte Croix, Tu as racheté le monde.
Extrait de l'Evangile
Il y avait un conseiller, nommé Joseph, homme bon et juste, qui n'avait
point participé à la décision et aux actes des autres;
il était d'Arimathie, ville des Juifs, et il attendait le royaume de
Dieu. Cet homme se rendit vers Pilate, et demanda le corps de Jésus.
Il le descendit de la croix, l'enveloppa d'un linceul, et le déposa dans
un sépulcre taillé dans le roc, où personne n'avait encore
été mis.
(Luc, 23,50-53)
Le lecteur
Jésus vient d'être détaché de la croix et déposé
sur le sein de sa mère; c'est un moment terrible et émouvant qui
n'a duré que peu de temps parce qu'il était urgent de commencer
le rite de la sépulture. La Mère de l'Eucharistie revit les années
qu'elle a vécues avec lui du premier jour de la vie terrestre du Christ
à Béthléem. Ce corps que Marie a généré,
aimé, soigné avec tant d'amour, repose maintenant adulte entre
ses bras, mais ensanglanté, défiguré et le coeur de cette
mère est lacéré et souffre l'agonie.
Les souffrances de Marie ne cesseront pas avec la résurrection: Parce
qu'elle a accepté d'être la mère de tous les hommes et comme
les mères souffrent quand leurs enfants meurent, Marie souffre parce
que beaucoup, bien trop de ses enfants sont morts spirituellement.
Combien grande est la souffrance de cette mère qui serre contre elle
le corps sans vie de son divin Fils, mais tout aussi grande est la douleur que
Marie ressent en voyant que l'amour de son fils premier né n'est pas
accepté par tant de ses enfants qui continuent à mourir, car ils
ne veulent pas comprendre et accepter la passion, la mort et la résurrection
du Christ.
Marie pleure et souffre. En elle il n'y a ni ressentiment, ni rancoeur mais
seulement amour et souffrance: elle prie, elle souffre, elle pardonne et elle
aime.
Son comportement est un exemple lumineux pour notre vie. Nous également,
si nous savons aimer, donner et pardonner comme Marie, nous pourrons collaborer
au renouveau du monde et de l'Eglise.
Notre Père
QUATORZIEM STATION: JESUS EST DEPOSE DANS LE SEPULCRE
Nous t'adorons, Ô Christ, et nous te bénissons,
Par ta Sainte Croix, Tu as racheté le monde.
Extrait de l'Evangile
Après cela, Joseph d'Arimathie, qui était disciple de Jésus,
mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate la permission
de prendre le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc, et prit
le corps de Jésus. Nicodème, qui auparavant était allé
de nuit vers Jésus, vint aussi, apportant un mélange d'environ
cent livres de myrrhe et d'aloès. Ils prirent donc le corps de Jésus,
et l'enveloppèrent de bandes, avec les aromates, comme c'est la coutume
d'ensevelir chez les Juifs. Or, il y avait un jardin dans le lieu où
Jésus avait été crucifié, et dans le jardin un sépulcre
neuf, où personne encore n'avait été mis. Ce fut là
qu'ils déposèrent Jésus, à cause de la préparation
des Juifs, parce que le sépulcre était proche.
(Jean, 19, 38-42)
Le lecteur
Le corps du Christ ne demeurera que trois jours dans le sépulcre. Aujourd'hui
le Christ est présent en tant qu'Eucharistie dans les tabernacles des
églises où il est entouré de silence comme dans le tombeau
de Jérusalem.
Le Christ-Eucharistie est vivant. Il est présent avec son corps, son
sang, son âme et sa divinité; le corps du Christ dans le tombeau
de Jérusalem se prépare à ressusciter dans la splendeur
de sa divinité.
Passons du silence du tombeau au silence du tabernacle; Entre les deux, il y
a le grand évènement de la résurrection à laquelle
nous croyons. Engageons-nous à aimer, dialoguer avec le Christ, à
le sentir vivant et présent dans l'Eucharistie, afin que notre rapport,
notre relation, notre familiarité avec lui soient encore plus forts,
plus vigoureux et mieux vécus.
Nous avons commencé ce chemin de crois en compagnie de Marie; Marie nous
a suivis, nous a parlés, a fait naître dans nos coeurs de bonnes
intentions; et bien continuons notre vie avec Marie et rappelons nous ses paroles:
"Où mon fils est présent, je suis aussi présente ".
Si nous voulons trouver Marie, nous la trouverons près du tabernacle:
son fils est là, elle y est aussi présente. Engageons-nous à
promettre et à désirer visiter Jésus Eucharistie, à
lui tenir compagnie pour lui dire notre "merci" et lui renouveler
notre amour. Notre Père
|| Informations Générales
|| Messages de Dieu ||
|| Evénements Importantes ||
Miracles Eucharistiques ||
|| Lettres de l'Evêque ||
Prières || Home
||