MOVIMENTO IMPEGNO E TESTIMONIANZA
Au Cardinal Joseph Ratzinger, Préfet de la Congrégation pour
la Doctrine de la Foi.
Au Cardinal Camillo Ruini, Vicaire Général de Sa Sainteté
pour le diocèse de Rome.
Au Cardinal Tarcisio Bertone, Archevêque de Gênes.
et copie
Au Cardinal Angelo Sodano, Secrétaire d'Etat de Sa Sainteté.
Au Cardinal Francis Arinze, Préfet de la Congrégation pour le
Culte Divin et la Discipline des Sacrements.
Au Cardinal Giovanni Battista Re, Préfet de la Congrégation pour
les Evêques.
Au Cardinal Crescenzio Sepe, Préfet de la Congrégation pour l'Evangélisation
des Peuples.
Au Cardinal Hoyos Dario Castrillon, Préfet de la Congrégation
pour le Clergé.
Au Cardinal Mario Francesco Pompedda, Préfet du Tribunal Suprême
de la Signature Apostolique.
Messieurs les Cardinaux,
j'ai le droit de vous appeler "frères", parce que vous et moi,
nous avons l'épiscopat et la totalité du sacerdoce en commun.
Ceci nous rend plus semblables au Christ et devrait donc renforcer notre union
avec lui et la communion entre nous.
Très chers frères, une année s'est écoulée
depuis que vous m'avez informé par simple lettre de ma destitution du
statut clérical. Vous m'avez condamné, allant manifestement à
l'encontre du Droit Canonique.
En effet, le renvoi de l'état clérical ne peut être imposé
ni par la loi particulière (Can. 1317), ni par décret (Can. 1342
§2) puisqu'il s'agit d'une peine perpétuelle. Il ne peut être
déclaré que par voie judiciaire par un tribunal de 3 à
5 juges (Can. 1425).
De plus, le renvoi de l'état clérical est explicitement prévu
dans les normes du Code de droit canonique et ne peut être infligé
que si le clerc a commis l'un des délits figurant dans les canons 1364,
1367, 1370 §1, 1387, 1394 §1, 1395.
Je n'ai commis aucun de ces crimes, comme cela peut être aisément
démontré et vous l'avez également explicitement reconnu,
car vous n'avez pu en trouver un seul en moi.
Pour finir, vous m'avez dénié le droit de me défendre,
ce qui constitue un grave abus de pouvoir.
Comme vous étiez conscients que votre décision était sans
fondement juridique et sans justifications d'ordre moral, vous avez attribué
au Saint Père la responsabilité de la signature du décret
de mon renvoi de l'état clérical et m'avez informé "qu'on
ne pouvait y faire appel puisque qu'il s'agissait d'une décision pontificale".
En suite à votre décision arbitraire, j'ai adressé une
lettre aux Cardinaux du monde entier, aux Evêques d'Italie, aux responsables
de la Curie Romaine et aux prêtres de Rome pour démontrer que vous
aviez commis un acte moralement illicite et sans valeur juridique.
La majorité des ecclésiastiques auxquels j'ai exposé mon
cas, tout en reconnaissant que j'avais raison et que la vérité
était pour moi, n'ont pas protesté contre "mon renvoi immédiat
de l'état clérical ex officio et in poenam, cum dispensatione
ab ominbus oneribus e sacris Ordinibus monantibus", parce qu'ils pensaient,
comme vous le leur avez fait croire qu'il avait été ordonné
par décret du Saint Père.
Puisque c'est mon droit de prendre connaissance du décret pontifical
et d'en posséder au moins une photocopie authentifiée, je vous
invite, Messieurs les Cardinaux Ratzinger, Ruini et Bertone, à me le
montrer.
Si vous refusiez de me montrer le décret pontifical, cela signifierait
sans l'ombre d'un doute que ce décret n'existe pas et mettrait en évidence
que vous vous cachez, en mentant, derrière le Saint Père pour
me réduire à l'état laïc.
Je n'ai nullement peur de mettre tous les évêques et cardinaux
de l'Eglise au courant de cette affaire et de faire les démarches nécessaires
auprès des autorités compétentes ecclésiastiques
pour faire reconnaître la vérité.
Entre-temps, j'attends avec confiance et sérénité que le
Seigneur intervienne pour abaisser les orgueilleux et élever les humbles.
Rome, le 24 octobre 2003
Fête de la Mère de l'Eucharistie
+ Claudio Gatti
Evêque ordonné par Dieu
Evêque de l'Eucharistie
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